Depuis 2010, les amoureux des arts de rue ont partagé leurs passions.

Édition numéro 1 : Samedi 20 et dimanche 21 novembre 2010

L’association An Ti Sik, école de cirque basée au Morne-Vert, aidée de nombreux bénévoles indépendants et de quelques associations (Madapaint entre autres) proposent le premier festival de rue sur deux journées ; l’une aux Trois-Ilets et la suivante à Saint-Pierre.

De 9h à 16h, des ateliers de découvertes des arts du cirque sont proposés, où chacun peut s’essayer à la jonglerie, au monocycle, se faire maquiller, s’initier à la capoeira, …

A partir de 16h, environ deux heures de spectacles comprenant aussi bien du graffiti, que de la magie, du tissu aérien ou de la danse et de la jonglerie ont été assurés par les bénévoles de la journée.

La première édition fut modeste. Cependant, malgré le peu de moyen financier déployé, l’association s’est félicitée de constater une fréquentation permanente du village du festival.

Suite au bilan de cette première expérience, l’association décide de faire évoluer le festival vers un festival de rue, et donc quitter « la scène » qui impose une trop grande distance émotionnelle entre artistes et spectateurs.

Édition numéro 2 : Samedi 26 et dimanche 27 novembre 2011

Sur le modèle de l’édition précédente, le festival se déroulait sur deux jours dans deux communes différentes. La journée du samedi était accueillie par la commune de Schoelcher sur la place des Arawaks, alors que la manifestation du dimanche se déroulait sur la place des Caraïbes au Carbet.

La deuxième édition marque l’entrée de Pou Nou Sa Jonglé au sein de l’organisation du festival. Cette association basée sur la commune de la Trinité propose également des ateliers de cirque.

Les enseignements de cette édition sont essentiellement liés à la communication. La place de Schoelcher étant un lieu de vie et d’échange depuis de nombreuses années, il n’a pas été difficile de capter l’attention des passants et donc d’entrer dans une véritable démarche de

spectacles de rue. Néanmoins, l’échange avec le public n’a pas été à la hauteur des espérances de l’association.

Malgré l’alerte météorologique annoncée le dimanche, les deux associations organisatrices ont assuré le maintien de l’événement en utilisant le bouche à oreilles et les réseaux de connaissances.

Édition numéro 3 : Dimanche 20 mai 2012

Afin de proposer au public plusieurs dates de rendez-vous, l’association décide en 2012 de doubler la périodicité de l’événement. Elle choisit donc de mettre en place, une édition en mai, en plus de celle de novembre. Une édition serait alors supportée par An Ti Sik, sur la côte caraïbe, et une édition « atlantique » organisée par Pou Nou Sa Jonglé.

Grâce à une plus grande communication, à une bonne couverture médiatique en amont, à une météo favorable et une programmation convaincante, notre rencontre attire un public large, ce qui nous permet enfin de nous sentir acteur d’un véritable rendez-vous.

Édition numéro 4 : Dimanche 20 novembre 2012

Une équipe de bénévole efficace pour la préparation et l’animation du festival se constitue autour de l’équipe d’organisation. Cette équipe grandissante permet d’assurer plus sereinement la gestion des ateliers proposés.

Le festival est porté par An Ti Sik, soutenu par Pou Nou Sa Jonglé. La municipalité du Carbet répond favorablement à nos demandes, fournissant chapiteaux, sanitaires et électricité autour de la place des Caraïbes, qui nous est laissée libre.

Le public viendra des quatre coins de la Martinique, en nombre toujours croissant. Les médias couvrent l’événement, nous invitant avant la date sur plusieurs plateaux, à plusieurs émissions radios ou rédigeant quelques articles nous permettant alors de faire la promotion du festival.

Nous finissons cette journée par un concert, afin de lui donner une véritable touche festive.

Le festival prend de l’ampleur, il apparaît évident qu’il sera difficile pour la majorité des bénévoles des deux associations de se réunir de manière bisannuelle. Les budgets d’organisation deviennent aussi de plus en plus conséquents et paraissent donc difficiles à mettre en place tous les six mois. Il est donc décidé de créer une seule structure permettant de fédérer des artistes et bénévoles et de gérer la mise en place du festival. En septembre 2012, l’association Lézard Ti Show paraît au journal officiel, à partir de ce moment, elle devient le pilier central du festival.

Édition numéro 5 : Samedi 9 et dimanche 10 novembre 2013

L’association Lézard Ti Show, en temps que support du festival du même nom regroupe les acteurs des anciennes éditions comme An Ti Sik ou Pou Nou Sa Jonglé, mais ouvre aussi la porte à de nouvelles structures du monde du cirque, comme Carib Loisir (école de cirque au Lamentin), ou le marionnettiste Professeur Glück, Happy le clown, l’auteur et marionnettiste Jala, le clown Kokof, l’association Tchok en Doc, la troupe de danse CRS, l’association Balafrica, et bien d’autres.

L’engouement suscité par le publique l’année précédente, nous pousse à étoffer notre programmation et à nous diriger vers une formule «festival» sur plusieurs jours. Les deux périodes, du samedi de midi à 22h, et le dimanche de

9h à 18h, nous permettent de proposer des spectacles sur plusieurs séances, mais surtout des ambiances différentes d’un jour à l’autre.

Un partenariat avec l’association Tchok en Doc, nous permet de figurer au programme du « mois du documentaire » qui avait pour thème cette année « un monde d’enfants ».

L’ensemble de la programmation 2013 s’appuie sur des artistes de Martinique afin de faire la promotion d’acteurs locaux et de démontrer à la population l’étendue des possibles sur notre territoire.

La décoration et la mise en place des ateliers sur la place des Caraïbes au Carbet a été possible grâce à l’engagement de presque soixante-dix personnes sur les deux jours. Ils ont permis d’accueillir dans d’excellentes conditions pas moins d’un millier de personne par journée, sans qu’il y ait le moindre incident à déplorer.

Édition numéro 6 : les 8 et 9 novembre 2014

Aujourd’hui, l’association est convaincue que le festival est devenu un événement marquant du calendrier culturel martiniquais. Forte de cet engouement du public et des partenaires, l’association souhaite réellement pérenniser cet événement en conservant cet état d’esprit de développement d’un événement culturel tout public et gratuit.

Malgré la présence de plus en plus grande de professionnels du spectacle à nos côtés (clowns, magiciens, jongleurs, musiciens, …), une partie de nos pièces et sketchs sont assurés par des amateurs et bénévoles, et mérite donc du perfectionnement. Pour ce faire, il semble important de proposer aux bénévoles de l’association un stage animé par un professionnel afin de proposer des spectacles de qualité au public.

L’association souhaite proposer de nouveau cette année la même gamme d’ateliers d’initiation aux visiteurs (peinture, origami, monocycle, slakline, jonglerie, acrobatie sur tapis, jeux en bois, jeux de société, sketch d’impro, fabrication de marionnettes), ainsi qu’un espace de détente en plein air, une mini-salle de projection, un bar associatif, un stand de maquillage et un lieu d’exposition pour les artisans de Martinique.

Les départements français d’outre-mer et les îles voisines comptent aussi parmi elles un certain nombre d’artistes de talent qu’il paraît intéressant de faire connaître. En Guadeloupe, par exemple, il existe une association nommée Gwada Circus qui poursuit des objectifs qui coïncident beaucoup avec les nôtres. En Guyane, Palhaço est la structure qui réalise, comme Gwada Circus, ou An Ti Sik et Pou Nou Sa Jonglé, la formation des plus jeunes aux arts du cirque et au spectacle de rue.

Nous souhaitons initier une ouverture vers d’autres horizons, en invitant certains de ces talents à venir se présenter en Martinique.